Microsoft fait une offre de 44,6 milliards de dollars pour acheter Yahoo!

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Microsoft Corp. a annoncé avoit fait parvenir au Conseil d’Administration de Yahoo! Inc. une offre de rachat pour un montant de 44,6 milliards de dollars, soit pour un prix par action de 31 USD.

Quelle va être la réaction de Google si cette opération se réalise?

A l’annonce de cette offre d’achat, les actions Yahoo! ont fait un bon de plus de 50% par rapport à la clôture de la veille alors que l’action Google dévissait de quelques 7% à l’ouverture du marché.

MAJ @ 10 pm – Clôtureà Wall Street – NASDAQ en gain de 0.98% (23.50 points)

L’action Microsoft (MSFT) a perdu 2,15 USD soit 6.60%

L’action Google (GOOG) a perdu 48,40 USD soit 8.58%

L’action Yahoo! (YHOO) a gagné 9,20 USD soit 47.97%

Christian Delvaux — 1 février 2008 @ 17 h 55 min Filed under: Business,Internet Tag: , ,

Une théorie qui n’a pas pris une ride! Les cinq forces de Michael Porter

Dans un article paru dans la Harvard Business Review du mois de janvier 2008, Michael Porter revient sur un concept qu’il avait développé dès 1979 à savoir les cinq forces qui commandent la concurrence au sein d’un secteur et qui détermine la rentabilité sur le long terme de ce dernier.

Dans son article, il réaffirme et développe son approche relative au développement d’une stratégie face à la concurrence sur base de l’analyse de ces cinq déterminants structurels de l’intensité de la concurrence.

Porter explique pourquoi un secteur d’activités à forte croissance n’est pas toujours un secteur profitable, pourquoi l’élimination de concurrents par le jeu des fusions et acquisitions peut réduire le niveau potentiel de profits d’un secteur d’activités, comment les politiques gouvernementales peuvent jouer un rôle en modifiant les rapports de force de ces cinq forces.

Il démontre comment une entreprise peut influencer les forces clés dans son secteur d’activités afin de créer une structure qui lui est plus favorable.

Les cinq forces révèle pourquoi la rentabilité d’un secteur d’activités est ce qu’elle est. C’est seulement en comprenant ces forces qu’une entreprise peut intégrer dans sa stratégie les conditions d’un secteur d’activités.

La lecture de cet article m’a incité à faire un petit rappel de ce célèbre schéma:

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Les cinq forces sont:

  • La menace de nouveaux entrants – Cette menace sera dépendante des barrières à l’entrée sur le secteur (i.e. économies d’échelle, coûts de changement de fournisseurs, besoins en capitaux, accès aux réseaux de distribution, politique gouvernementale restrictive, réaction des acteurs déjà en place dans le secteur).
  • Le pouvoir des fournisseurs – Des fournisseurs puissants auront tendance à pratiquer des prix qui leur sont économiquement favorables afin de conserver une bonne rentabilité.
  • Le pouvoir des clients – Des clients puissants pourront exercer des pressions pour faire baisser les prix de leur fournisseurs, exiger une plus grande qualité de produit et/ou service.
  • La menace de produits/services de substitution – Un produit ou service de substitution exerce la même fonction mais par des moyens différents. Par exemple la vidéoconférence peut être considérée comme un produit de substitution du voyage. Un produit ou service de substitution sera d’autant plus menaçant qu’il est attractif d’un point de vue rapport prix/performance, que les coûts de substitution sont faibles pour l’utilisateur.
  • La rivalité existant entre concurrents – Cette rivalité sera par exemple plus intense si les concurrents sont nombreux ou similaires en taille et en force, si la croissance du secteur d’activités est faible, si les barrières à la sortie du secteur d’activités sont importantes. La rivalité entre concurrents peut être destructrice de rentabilité spécialement lorsqu’elle gravite seulement autour du prix car la concurrence sur les prix profite directement aux clients du secteur.

Selon Porter, les cinq forces régissent la structure du profit d’un secteur d’activités en déterminant comment la valeur économique créée est répartie.

La rentabilité d’un secteur d’activités peut s’étioler suite à la rivalité existant entre les concurrents, mais elle peut aussi être perdue en raison de la force de négociation des clients et/ou des fournisseurs, ou encore être restreinte en raison de la menace de nouveaux entrants ou de produits/services de substitution.

Au départ de ces observations, et sans doute de manière simpliste, on pourrait concevoir que l’élaboration d’une stratégie vise soit à construire des défenses contre les forces concurrentielles ou à découvrir une position dans un secteur d’activités où les forces sont plus faibles.

Il est cependant évident que dans un environnement économique où tout évolue très rapidement, il est essentiel d’observer et de suivre les changements au niveau de ces cinq déterminants structurels. En effet ils sont le signal de changements au niveau du terrain concurrentiel, changements critiques pour la formulation ou la réorientation de la stratégie.

Christian Delvaux — 23 janvier 2008 @ 23 h 46 min Filed under: Business,Marketing Tag: , , ,

Travail en groupe ou en équipe?

Dans notre vie professionnelle nous sommes souvent amenés à travailler en équipe.

Malheureusement, trop souvent nous pensons former une équipe et en fait nous ne formons qu’un groupe de travail ! A mon sens un travail en équipe implique plusieurs choses.

Tout d’abord le projet d’équipe doit être élaboré par l’équipe. Cela peut paraître évident, mais combien de fois le projet soit disant d’équipe n’est-il pas l’initiative d’une seule personne et ne rencontre t’il pas l’adhésion de l’ensemble des personnes qui font partie du groupe de travail !

Ensuite le travail d’équipe implique à la fois un partage des responsabilités et des rôles de direction du projet. Si les responsabilités restent individuelles et qu’en outre les responsabilités sont dans les mains d’une seule personne, vous vous engagez sans doute dans un travail de groupe et non un travail d’équipe.

Autre caractéristique du travail d’équipe, l’output doit être le résultat d’un travail collectif et non des travaux individuels.

La manière dont les réunions sont menées vous révèlera aussi si celles-ci le sont dans un esprit de travail d’équipe ou de groupe. En effet les équipes mènent des réunions dans un esprit d’ouverture et mènent à l’accomplissement d’un travail productif.

Enfin, en termes de performances, dans le cadre d’une équipe, celles-ci seront mesurées directement par l’évaluation du travail collectif alors que dans le cadre d’un travail de groupe on mesurera de manière indirecte l’efficacité du groupe par son influence sur les autres. Cette différence s’explique par le fait qu’un groupe discute, décide et délègue alors qu’une équipe discute, décide et effectue le travail.

Au cours de votre parcours professionnel vous avez sans doute été confrontés à ces situations et vous avez sans doute identifié d’autres différences entre le travail de groupe et d’équipe. Vos idées et commentaires seront les bienvenus.

Christian Delvaux — 23 mai 2007 @ 13 h 48 min Filed under: Business

S’informer pour prendre une bonne décision

Lorsque nous devons prendre une décision, nous nous basons sur notre perception du problème ou de la situation. Cette perception se fonde sur les informations en notre possession. Il convient donc avant de prendre notre décision de faire appel aux bonnes informations sans quoi notre perception peut s’avérer partielle voire erronée et conséquemment nous conduire à une mauvaise décision. Comment peut-on améliorer notre perception ? La clé se trouve dans la manière nous accédons aux informations qui nous permettront de développer notre perception.

Bien souvent l’information se trouve autour de nous et pourtant nous ne la voyons pas. Nous devons entrainer nos yeux à voir l’information à la manière d’un agent secret qui scrute la foule pour identifier un risque. La meilleure manière de voir l’information est de se poser des questions du style « Qu’est-ce qui se passerait si ma perception du problème était mauvaise ? Comment pourrai-je le savoir ? ». Rien qu’en se posant la question nous nous forçons à faire attention à des domaines qui ne nous sont pas familier. Nous pouvons aussi demander à un œil extérieur de nous faire des recommandations qui nous permettrons d’avoir plus de données en main pour prendre notre décision.

Lors de la recherche d’informations, il est essentiel de pouvoir confronter des données contradictoires. L’absence de ces dernières est sans doute le signe d’une perception limitée, bornée. Il convient dès lors d’approfondir la recherche en pensant aux implications qu’auraient une erreur de décision qu’il serait difficile de corriger à posteriori.

L’information est souvent autour de nous, dans notre environnement. Il convient toutefois de garder constamment à l’esprit le contexte global de la situation problématique, de manière à réduire le risque d’omettre de prendre en considération des données importantes.

Enfin, l’information est quelque chose qui se partage. Toutes les personnes qui sont autour de nous possèdent des informations uniques. Ne pas partager l’information est un des moyens les plus sûrs de biaiser notre perception.

Procédant de la sorte vous aurez élargi le champ de votre perception et vous vous donnerez toutes les chances de prendre la bonne décision.

Christian Delvaux — 22 mai 2007 @ 12 h 13 min Filed under: Business

Patrons efficaces

Je viens de relire un article que Peter F. Drucker a écrit dans la Harvard Business Review en juin 2004 (What makes an effective executive?). L’analyse, basée sur son expérience de plus de 65 années de consultance, est à la lecture simple et pleine de bon sens. En résumé tous ces « patrons efficaces » adhèrent à huit pratiques essentielles :

  • Ils se demandent « Qu’est ce qui doit être fait ? » – ce qui ne signifie pas « Qu’est ce que je veux faire ? »
  • Ils se demandent « Qu’est ce qui est bon pour l’entreprise ? »
  • Ils développent des plans d’actions
  • Ils prennent la responsabilité de leurs décisions
  • Ils prennent la responsabilité de communiquer
  • Ils se focalisent sur les opportunités plutôt que sur les problèmes
  • Ils conduisent des réunions productives
  • Ils pensent et disent « Nous » plutôt que « Je »

Il conclut son article en en donnant une neuvième règle, une règle d’or « Listen first, speak last », « d’abord écouter, ensuite parler »
Tout simple non ? Je me demande juste pourquoi je n’ai pas rencontré plus de patrons efficaces au cours de mes près de trente ans de carrière.

Christian Delvaux — 21 mai 2007 @ 12 h 54 min Filed under: Business